Leucorrhées ou pertes blanches : traiter ou non? réponse du Pr Charlemagne OUEDRAOGO

Les Leucorrhées ou pertes blanches : traiter ou non?

A partir de la puberté, lorsqu’une jeune fille a ses règles, les pertes blanches apparaissent. Les Leucorrhées, en français facile pertes blanches ou pertes vaginales sont un fait normal chez la femme.

Toutes les femmes ont des pertes blanches, qui varient en quantité et en texture selon les personnes.

Certaines femmes ne sont pas toujours bien à l’aise pour en parler avec leur médecin, bien que les pertes blanches soient souvent révélatrices d’une bonne santé intime. Elles signifient que les organes génitaux fonctionnement correctement. Il faut reconnaître qu’elles peuvent être aussi gênantes. Que faire si elles sont abondantes, teintées, odorantes ou associées à des brûlures ?

Les pertes blanches sont parfaitement naturelles chez la femme. Des sécrétions vaginales normales chez la femme, blanchâtres et transparentes à la texture gluante.

Les pertes blanches sont produites par le vagin et l’utérus et leurs caractéristiques varient tout au long du cycle menstruel.

Elles sont abondantes autour du 14e jour du cycle, au moment de l’ovulation. A cette période l’écoulement vaginal normal est translucide comme du blanc d’œuf, inodore, gluante. Elles sont aussi importantes pendant la grossesse et caractéristiques.

Les pertes blanches normales permettent au vagin de se nettoyer et de se protéger des bactéries. En effet, le vagin est composé de cellules qui se renouvellent sans cesse.

Les sécrétions vaginales permettent d’évacuer les cellules mortes et les germes qui pourraient se développer dans le vagin.

Les pertes blanches normales permettent aussi au vagin de s’humidifier car sont un lubrifiant naturel.

Lors d’une relation sexuelle, les sécrétions vaginales permettent l’entrée dans le vagin et la montée des spermatozoïdes dans le col de l’utérus en période ovulatoire.

Quand consulter ?

Il faut dire que la flore vaginale est un ensemble de micro-organismes composé de bactéries qui sont naturellement dans le vagin. Cette flore protège le vagin des invasions de microbes. Si des bactéries pathogènes ou de mauvais germes pénètrent dans le vagin, les pertes blanches changent alors de texture, de couleur et même d’odeur.

Si les pertes blanches deviennent jaunâtres, notamment associées à des brûlures ou démangeaisons, c’est le signe d’une infection.

Des pertes blanches épaisses, crémeuses comme du lait caillé peuvent être le signe d’une vaginite mycosiques.

Des pertes blanches odorantes qui deviennent verdâtres avec une odeur désagréable sont le signe d’un déséquilibre de la flore vaginale qu’on appelle vaginose. Parfois l’odeur ressemble à du poisson pourri.

Dans ces situations pathologiques, certaines pertes blanches peuvent traduire l’existence d’une infection sexuellement transmissible.

Des pertes blanches abondantes qui humidifient ou tâchent les sous-vêtements nécessitent qu’on en parle avec le spécialiste.

Si les pertes blanches paraissent anormales ou plus abondantes, il faut consulter.

Si la femme ressent une douleur, une brûlure, des démangeaisons ou des odeurs anormales, elle doit voir son médecin.

Si pendant la grossesse les pertes blanches s’accompagnent de symptômes de type brûlures, démangeaisons, fièvre ou de signes urinaires, il faut consulter.

Des conseils ?

Il faut éviter les douches vaginales intempestives et de préférence utiliser un savon PH neutre.

Il faut privilégier les sous-vêtements en coton.

 

Il faut éviter d’introduire dans le vagin des produits de la rue communément appelés « secrets ». Certains sont caustiques et délétères pour la santé génitale.

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